Le Figaro se souvient du spot Gerflor mais pas de son impact

Dans sa série d’été "20 ans de spots télé", Le Figaro revient ce matin (malheureusement pas en ligne) sur le cultissime spot Gerflor des années 80 ("et hop") avec le futur Président du Groland Christophe Salengro (à revoir ici). Le papier revient sur le coup de génie de TBWA ("un tour de force du métier : une marque inconnue, un produit ringard, un budget ridicule") et on a plaisir à revenir sur la genèse du film.

Mais ce qui me frappe sans m’étonner pour autant, c’est l’absence de retour en arrière sur l’impact véritable de cette campagne. Le Figaro indique bien les taux de mémorisation (44% contre 13% en moyenne en TV) et de satisfaction (77% contre 68% en moyenne)… mais on ne saura pas quel impact le spot a eu sur les ventes et la part de marché de Gerflor. Il a peut-être été démentiel, ou pas, mais ce n’est pas ce à quoi on s’attache.

C’est bien sûr dommage, mais n’est-ce pas révélateur d’un travers beaucoup plus général et encore vivant qui est celui de créer pour créer, de communiquer sans évaluer ? Comme dirait Sergio Zyman dans Les Derniers Jours de la Publicité, "L’objectif de la publicité est de vendre plus de choses, à plus de gens, plus souvent, et pour plus d’argent".

PS : comment ça rien à voir Internet et l’opinion ? Une ligne rédactionnelle est faite pour être transgressée…

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