Toujours lors de notre discussion avec Alain Joannès, je me suis rappelé plusieurs portraits ou entretiens donnés par Alain Duhamel, éditorialiste qui aime fanfaronner sur son aversion pour les nouvelles technologies dans son métier (ordinateur, Internet, etc.
Vous savez, pour moi, Internet, les blogs, c’est la génération de mes arrière-petits-enfants. J’ai 66 ans et jamais je n’ai allumé un ordinateur. Depuis quarante-six ans, j’écris mes papiers à la main (Libération du 17 février 2007).
La question d’âge mise de côté, il me semble que la manière dont Alain Duhamel a toujours assumé son archaïsme technique fait de lui un bon idéal-type pour comprendre le malaise d’une profession envers un nouveau média. Le « syndrome Alain Duhamel » nous rappelle les références culturelles et l’imaginaire de la profession de journalistes. Les choses et les personnes changent évidemment. Mais le « syndrome Alain Duhamel », par son côté caricatural, nous aide à penser la crise actuelle de la presse.
30 avril 2008 à 9:52 |
[...] françaises, rich media, technophobie des journalistes (désormais également désignée “syndrome Alain Duhamel“), impact du web dans les pratiques, avenir des [...]
24 mai 2008 à 4:48 |
[...] / expert une bonne excuse de dire “ce n’est pas pour moi”. Et voilà le syndrome Alain Duhamel étendu aux [...]
19 janvier 2009 à 7:13 |
Lorsqu’Alain Duhamel emploie le terme de Bonapartiste pour qualifier N.Sarkozy, ne serait-il pas préférable d’utiliser un néologisme (de mon invention) à savoir BONAPARTIEN; En effet, Bonapartiste signifie en faveur de Bonaparte alors que Bonapartien aurait plus un rapport avec le fait de suivre la politique de Bonaparte et d’adopter son comportement dans la conduite des affaires.
Jean-Marc Fouché
19 janvier 2009 à 11:35 |
@ Jean-marc : même si je vois pas trop le rapport avec mon billet, je suis plutôt d’accord avec vous. Mais alors, il y a donc les chiraquiens (en faveur de Chirac) et les chiraquistes qui font perdurer son comportement et sas politique ?