Interdit de lire ce qui suit avant d’avoir d’abord regardé la vidéo :
Ca vous rappellera certainement ceci…
C’est donc un nouveau coup des Transports For London, 8 mois après, dans le cadre de leur campagne de prévention pour les cyclistes. Ce qui fait d’ailleurs partie des données de départ pour beaucoup d’internautes qui voient la vidéo, puisqu’elle est sur le site officiel de cette campagne et postée sur YouTube par l’utilisateur “dothetest”.
Ce qui me semble bien fonctionner d’un point de vue stratégique : dans la première campagne, l’internaute est totalement pris au dépourvu puisqu’il est lancé sur une fausse piste (le nombre de passes) ; dans la deuxième, il sait qu’il faut s’attendre à quelque chose et est attentif mais est quand même mis face à l’évidence : “it’s easy to miss something you’re not looking for”.
Cette deuxième campagne, de par le fait qu’elle est une “sequel” et de par l’utilisation du langage (la première, muette, est plus universelle), a un moindre potentiel de buzz que le Moonwalking Bear (vu 5 millions de fois dans sa principale version YouTube). Mais après tout elle n’est pas censée visée autre chose que des gens qui conduisent dans Londres et devrait je pense très bien fonctionner.
Et rappelle le principe de “la vidéo qui buzze” : il faut avoir une idée créative qui tue. Plus facile à dire qu’à faire.
Via Gaduman qui le tenait lui-même d’Olivier Mermet.
PS : si on met en parallèle les campagnes des Transports For London et ceci (disclosure : réalisation de l’agence), on notera aussi, en matière de prévention routière, une tendance à l’utilisation de la preuve par l’image sans quasiment aucun discours.
15 novembre 2008 à 4:45 |
J’avais beaucoup aimé le moonwalking bear qui a le mérite de passer dans toutes les langues, c’est un avatar du phénomène bien connu : nous restreignons mentalement la zone de recherche.
La démonstration en avait été faire par exemple avec :
- “La lettre volée” d’Edgar Poe : cacher un élément en le mettant aux yeux de tous
- les lunettes que l’on cherche alors qu’on les a sur le nez
- le jeu du cartographe : chacun doit deviner le nom qu’a choisi l’autre. Les débutants choisissent les toutes petites rivières. Les iconoclastes un élément de la légende. Les joueurs plus vicieux choisissent Europe ou Afrique…
17 novembre 2008 à 11:10 |
Un grand merci d’abord pour cette vidéo vraiment (mais vraiment) excellente, et je relaie.
Je rejoins complètement l’analyse : le buzz, s’il doit avoir une chance de s’amorcer, passe par “l’idée qui tue” en l’occurrence ici une idée par la preuve. Plus fort que n’importe quel discours.
Je suis convaincu que les créatifs ont de beaux jours devant eux !
17 novembre 2008 à 11:14 |
Oups… en fait (François ou Emmanuel ?) je relaie là, si je puis me permettre
http://laurentjavault.typepad.com/pitchclic/
17 novembre 2008 à 11:43 |
Rien à voir (quoique), je faisais des courses ce week-end, et je suis tombé sur un truc qui m’a rappelé quelques choses que je ne m’attendais pas du tout à voir sous cette forme…
http://zebaker.wordpress.com/2008/11/16/souvenir-1998/
2 décembre 2008 à 3:03 |
c’est marrant parce que l’ours je ne m’étais pas fait avoir mais celle-ci, suis tombé dans le panneau
5 février 2009 à 11:14 |
[...] Internet & Opinion – des compères François Guillot et Emmanuel Bruant – publie cette excellente vidéo suivi d’une analyse à la pertinence himalayenne, comme toujours ! Pour faire simple, ce qui peut faire buzz, c’est la créativité. Autrement dit, il faut se jurer de trouver toute la bonne idée. Rien que la bonne idée. [...]