Au secours, je vois des longues traînes partout

Dans le précédent billet, je décrivais l’idée que le principe de la longue traîne s’appliquait au système médiatique (merci à Carlo pour son commentaire).

Dans la longue traîne économique, pour schématiser, on a des produits – blockbusters en nombre limité dont les ventes baissent (vert), auxquels viennent s’ajouter une foule de produits aux ventes limitées (jaune).

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Dans la longue traîne médiatique, on a des médias – blockbusters en nombre limité dont les ventes baissent (les médias traditionnels, vert)), auxquels viennent s’ajouter une foule de médias aux audiences limitées (les nouveaux entrants sont les médias 2.0, jaune).

En lisant ce passionnant article du New York Times (j’aurais voulu créditer celui ou celle chez qui je l’ai trouvé, mais je ne trouve plus :(), je me dis que le principe de longue traîne s’applique aussi à la publicité du futur telle qu’elle est décrite ici .

« (…) the goal is to transform advertising from mass messages and 30-second commercials that people chat about around the water cooler into personalized messages for each potential customer. »

« Greater production capacity is needed, Mr. Kenny says, to make enough clips to be able to move away from mass advertising to personalized ads. He estimates that in the United States, some companies are already running about 4,000 versions of an ad for a single brand, whereas 10 years ago they might have run three to five versions. And he predicts that the number of iterations will grow as technology improves. »

Autrement dit : des films-blockbusters moins nombreux et moins vus d’une part, des films-personnalisés plus nombreux et ayant chacun vocation à toucher moins de monde d’autre part… Longue traîne publicitaire ? La comparaison s’arrête peut-être là mais l’analogie me semble bien montrer comment, grâce à la technologie, on évolue d’un système de masse vers un système de personnalisation de la publicité.

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