Internet sert l’avis : l’enquête Profiling 2007 d’Ipsos

Ipsos a rendu public pour 01 Net (et rien d’accessible sur le site Ipsos itself) les derniers chiffres issus de son enquête Profiling (pour la méthodologie c’est par ).

On retiendra ce chiffre : 23% des internautes laissent souvent ou de temps en temps un commentaire suite à un achat en ligne.

Difficile d’être plus précis dans l’analyse puisque la version publique est évidemment expurgée de toutes les nuances qui font la saveur et l’intérêt d’une enquête digne de ce nom.

En revanche, la slide rendue disponible dans le diaporama de 01 Net lance une piste d’analyse instructive : ceux qui achètent régulièrement et ceux qui disposent d’une connexion à Internet depuis plus de 5 ans sembleraient plus actifs pour donner leurs avis. Ce chiffre pourrait-il s’expliquer par un effet d’apprentissage, propre à l’appropriation d’une nouvelle technologie? Ce sont les personnes les plus à l’aise avec Internet qui participent le plus.

ipsos.png

Dans ce cas, le seuil de 20% d’internautes qui donnent leur avis est-il un niveau de maturité ou une simple étape dans la participation de masse à venir ? Seul l’avenir nous le dira, évidemment. Mais il semble, encore une fois, que les fonctionnalités offertes sur Internet ne soient utilisées régulièrement que par une minorité plus active .

4 réponses à “Internet sert l’avis : l’enquête Profiling 2007 d’Ipsos

  1. L’influence du Web en politique est aujourd’hui d’ordre symbolique. Les discours « révolutionnaires » du cinquième pouvoir ont envahis les discours politiques des candidats à la présidentielle de 2007 (république 2.0 de Ségolène Royale, République numérique pour Nicolas Sarkozy et révolution pour François Bayrou)comme autant de références à un nouveau projet de société.

    Cependant, à l’analyse, seuls 1% des internautes sont proactifs lorsque 10% interragissent et 89% sont seulement « passeurs » d’information. Internet qui possède dans ses gènes l’idéal démocratique, qui en a mis en place les structures, permet la médiatisation d’ opinions autrefois confinées mais n’implique malheureusement pas de nouvelles formes de citoyenneté.

    Bref, les révolutionnaires et le cinquième pouvoir ont gagné, provisoirement, comme à chaque apparition d’un nouveau média, la bataille des symboles pour instaurer le mythe athénien dans les projets politiques …

    Au delà de l’émergence d’un cinquième pouvoir, le mythe de l’instanéité propose une nouvelle forme du traitement médiatique. Cette nouvelle bataille de la vitesse autorise les médias traditionnels à propager sur leurs pages des informations brutes, non vérifiée, voir des rumeurs. François Bernard Huyghes parle ainsi de revanche de la communication sur l’information. Internet devrait, dans l’avenir, accentuer le phénomène de la désintermédiatisation. La communication politique a devant elle un champs des possibles étonnant, qui, à l’inverse de l’idéal promu par le cinquième pouvoir devrait lui permettre une centralisation et une maitrise de ses messages comme jamais…

    La suite :
    http://webdoctors-iscpa.blogspot.com

    Cédric Morel

  2. J’ai déjà vu ce commentaire quelque part…

    Je le laisse en place car sur le fond il n’est pas inintéressant, mais je rappelle que :
    – un commentaire c’est mieux quand il fait vraiment référence au sujet traité
    – si l’idée est de valoriser un texte existant qui se trouve ailleurs (cf. lien « lire la suite »), ce qui est tout à fait respectable, il est plus clair de dire « j’ai écrit qqch là-dessus » et de mettre un lien.

    Merci

  3. Pingback: Marketing pas si viral que ça « INTERNET & OPINION

  4. cedricmorel5wanadoofr

    Vous avez raison.
    Cependant, le Web comme tout autre support demande quelques communication, c’est aussi le paradoxe de la blogosphère…

    Cordialement,

    Cédric Morel