« Le (marketing du) bouche à oreille vaut 1 milliard de $ »

« Word Of Mouth worth 1 bn $ ». C’est une étude de PQ Media qui le dit (trouvé chez Olivier Mermet). Voir cet article chez Advertising Age.

Que dit cette étude ? Que les dépenses en « marketing du bouche à oreille » (1) croissent de façon exponentielle, qu’elles représentent aujourd’hui 1 milliard de $ et et qu’elles devraient représenter 3 milliards de $ d’ici 4 ans.

(donc : ce n’est pas le BAO qui vaut 1 milliard ; ce sont les dépenses en BAO qui s’élèveraient à 1 milliard, nuance…)

Pour autant, il ne faut pas se laisser impressionner par les chiffres : ces dépenses représenteraient 0.4% de la catégorie « marketing services » (qui inclut le marketing direct et les relations publiques).

Reste à savoir ce qu’on entend exactement par marketing / stratégie de bouche à oreille. Advertising Age parle ce ce qui « encourage les consommateurs à parler des produits et services ». La Word Of Mouth Marketing Association (WOMMA) présente un nuage de mots qui laisse entrevoir un spectre extrêmement large. Wikipedia l’associe au marketing viral.

On ne saura pas non plus en lisant l’étude puisqu’elle est payante. Il faudra se contenter du communiqué de presse. Au final, on ne sait pas bien quelles techniques le Word Of Mouth Marketing recouvre, ni quelle méthodo a été employée. Simple coup de pub ? L’étude a été présentée au cours du congrès annuel du WOMMA…

En tout cas il paraît logique que le bouche à oreille soit puissant (Lazarsfeld, 1948 : « Plus que tout, ce sont les gens qui font bouger les autres gens » – merci Emmanuel) ET se développe.

Et les explications à cette croissance ne sont certainement pas différentes de celles-ci.

(1) On ne pourrait pas dire les « stratégies de bouche à oreille ? » : il y a comme quelque chose de parfaitement antinomique entre « marketing » et « bouche à oreille »… comme dans « marketing viral » d’ailleurs.

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