Lectures conseillées (1) : quand « la blogosphère » devient un alibi pour permettre aux journalistes de reprendre des rumeurs

Je commence une série de 3 billets avec nos lectures conseillées de fin de week-end, découpée en 3 pour faciliter la lecture.

On voit dans ce billet de Versac que la porosité croissante entre l’univers du web participatif (les blogs et tout ça) et les médias « professionnels » est à double tranchant : les médias peuvent y puiser le pire du web comme le meilleur. Le pire, c’est donc quand les médias se cachent derrière « la blogosphère » pour relayer des rumeurs comme Versac l’évoque. Le meilleur, ce sont quand les blogueurs jouent leur rôle de détection, d’analyse et de garde-fou de l’actualité.

Mais pour que ce « meilleur » ressorte, il faut deux conditions qui sont autant d’obstacles : que les blogueurs se donnent la peine ce qui semble être de moins en moins le cas et que les journalistes le veuillent bien.

La perception traditionnellement hostile d’une partie importante de la profession journalistique à l’égard de ce qui est perçu comme une nouvelle forme de concurrence paraît être un facteur limitant… et en attendant nous avons donc droit au pire.

Lire aussi l’analyse de Benoît Raphaël sur le nouvel ADN de l’information : hyper-fragmentée. sociale, poreuse… il y a beaucoup à dire.

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