Où l’on reparle des PR online : sa définition, sa légitimité, ses métiers

Un article très recommandé de Stanislas sur PR2Peer : « Trois étapes, deux obstacles, un métier ?« .

Dont je retiens quelques idées fortes, qui viennent confirmer ou compléter des réflexions développées sur ce blog (voir le tag relations publiques d’Internet et Opinion(s) et le billet « 10 raisons pour lesquelles les RP sont le meilleur de la communication online« ).

D’abord, une question de définition : Stanislas emploie à dessein le terme de PR et non de RP ou de relations publiques. Pour en revenir à l’acception anglo-saxonne des public relations : l’ensemble des disciplines de communication non publicitaires (donc relationnelles). Donc oui, nous avons certainement intérêt à utiliser ce vocable-là (« PR », « Pi-Ar » ou « PR online »)

Ensuite, une question de légitimité :

« Dans un environnement où la communication relationnelle redevient la base de la communication (…) les professionnels des PR devraient se sentir comme des poissons dans l’eau. »

Oh que oui. Nous n’avons de cesse de faire passer ce message ici (le fameux billet « 10 raisons…  » en est l’illustration la plus volontariste).

Mais les PR online ont les handicaps que l’on connaît (discipline mal comprise voire suspecte, ou encore soumise aux budgets marketing, à qui l’on demande des comptes de ROI qu’elle ne peut pas rendre), auxquels s’ajoutent la « nouveauté » du média web 2.0.

Jungle ou eldorado, cet univers doit être défriché par les communicants et les professionnels des PR online n’ont pas été particulièrement en pointe (explorateurs / pionniers) dans cette recherche. Là où nous avons le sentiment que les marketeux découvrent les vertus du relationnel, nous avons du mal à faire entendre notre légitimité basée sur une pratique de la relation avec les publics.

La résultante de cette bataille pour la légitimité de la communication relationnelle en ligne est une grande confusion sur le marché, qui était très bien illustrée il y a quelques mois par une discussion que nous avions eue sur le groupe Facebook Mashable.

Stanislas enfin décrit 3 champs de compétences pour les PR online :

– l’extension du domaine du journalisme. Qui reste à la fois un champ sur lequel nous n’avons pas besoin de nous battre pour faire valoir notre légitimité et qui apporte tous les jours de la valeur aux clients (les médias « professionnels » en ligne étant les plus puissants et les mieux positionnés dans les moteurs de recherche)

– les relations avec les influenceurs en ligne, dont évidemment les blogueurs. « il n’en reste pas moins nécessaire d’apprendre la langue de ces contrées » dit Stanislas, j’en profite donc pour attirer l’attention sur ce billet que nous avons écrit avec Emmanuel et qui va dans le même sens.

– la communication « désintermédiée », où le professionnel des PR accompagne son client dans la relation non plus seulement avec les influenceurs, mais directement auprès des publics finaux. Je ne serais pas étonné que Stanislas ait en tête cet exemple… Néanmoins, pour « monter » sur ce type de problématiques, le spécialiste des PR online doit démontrer une expertise importante. Et pourquoi pas ?

8 réponses à “Où l’on reparle des PR online : sa définition, sa légitimité, ses métiers

  1. Pingback: PR2Peer

  2. Bonjour,

    intéressante analyse, sauf qu’elle mésestime une acception essentielle et centrale sur le web : le PR usité dans son sens d’acronyme de PAGERANK. le classement des sites par Google selon leur pouplarité.

    L’expression PR online semble donc ne pas avoir un avenir brillant, autant s’en tenir donc au bon vieux RP, non?

  3. François Guillot

    Je pense que ça dépend surtout à qui on parle. Dans les agences RP, on peut parler en interne et à ses clients de PR (« Pi-Ar ») sans crainte de confusion avec le PageRank. Pour vous qui bossez dans le référencement, c’est l’inverse effectivement !

    D’ailleurs je pense que « PR » est plutôt compris comme « Public Relations » par les directions de la communication ou du marketing, l’acception « PageRank » étant plutôt réservée aux spécialistes web.

  4. La potentielle confusion entre Public Relations et Page Rank est au contraire très intéressante. Les relations publiques interactives (c’est pour pas dire PR, on comprend plus rien…) travaillant sur la qualité du contenu publié sur le web et augmentant ainsi la popularité d’une marque (via une augmentation des backlinks) contribuent à la performance du Page Rank…

  5. Pingback: Le problème de la publicité dans les vidéos en ligne « internet et opinion - web 2.0, communication, relations publiques, influence, médias, blogs, etc.

  6. Pingback: Sur la fabrique de l’influence en ligne « internet et opinion - web 2.0, communication, relations publiques, influence, médias, blogs, etc.

  7. La pertinence des PR n’est pour moi plus à démontrer : complémentaire des PR classiques, elle s’emploie à accompagner les clients dans sa relation avec ses différents publics, qu’ils soient directs ou indirects. Cette approche somme toute classique se calque particulièrement bien sur internet, où les influenceurs sont plus ouverts, accessibles et collaboratifs. Tout l’enjeu consiste donc aujourd’hui à formaliser les activités liées aux PR online, afin de le différencier de nombreuses pratiques de nouvelle génération telles que le buzz marketing, la communication virale ou encore la veille sur internet, et d’en structurer le contenu. C’est à ce prix que sa définition, sa légitimité, ses métiers seront définitivement assurés !

  8. François Guillot

    et c’est un sacré boulot mine de rien😉