Droit ≠ Réputation

Des sociétés qui menacent des blogueurs pour l’utilisation des termes protégés « entreprenaute » et « web réputation », des blogueurs qui répliquent en truffant leurs billets des mots interdits… Voici 3 liens pour s’assurer que l’usage du droit n’est certainement pas la meilleure arme en termes de réputation sur Internet : Jacques Froissant, Palpitt et GuiM.

5 réponses à “Droit ≠ Réputation

  1. Emmanuel Bruant

    C’est aussi parce que cet usage du droit est abusif ! encore une fois c’est un très bon exemple de la fin du « off » et de la coulisse : ici les échanges de courriers juridiques etc. Avant les journalistes faisaient avec, luttaient contre en interne… Désormais, personne n’est à l’abri de voir ce genre de courrier sur la toile d’autant plus quand l’internaute s’estime légitime et dans son bon droit.

  2. François Guillot

    Oui oui je ne dis pas le contraire : cet usage du droit est abusif. Il y a le droit d’un côté, de l’autre la morale ou ce qui est perçu comme juste. Les deux ne se rencontrent pas forcément. La réputation se construit dans la « logique de société ». CQFD aussi avec les affaires Christophe Grébert / Mairie de Puteaux par exemple.

  3. Déposer un nom dont l’usage est courant puis faire la chasse à son emploi au prétexte dudit dépôt n’est pas le « droit ». Ce n’est parce que l’on voit fleurir de ces gens qui s’imaginent détourner la règle de droit (en l’espèce protéger une œuvre de l’esprit qui n’existe pas) que cela affaiblit le droit. Il suffit au contraire de l’invoquer et de rappeler à quelles conditions un tel dépôt est autorisé pour nous mettre tous à l’abri de ces « inventeur de vent ». (je note par ailleurs que dans les affaires Christophe Grébert / Mairie de Puteaux, les magistrats se sont toujours prononcés en faveur du premier, preuve s’il en est que le droit n’est pas toujours du côté de celui qui l’invoque le premier…)

  4. pardonnez-moi de ces fautes qui émaillent mon commentaire…

  5. François Guillot

    Je vous rejoins sans souci. Faire appel au droit n’est pas nécessairement avoir le droit de son côté. Et donc, encore moins avoir l’adhésion des « gens »… Si droit ≠ réputation, appel au droit mal justifié = très mauvaise réputation garantie…