Le problème de la publicité dans les vidéos en ligne

Lu dans CB News aujourd’hui (papier intitulé : « Vidéo en ligne : un succès qui ne rapporte pas gros ») :

« La vidéo est la star incontestable d’Internet (…) Pourtant, ce succès d’audience ne se traduit pas en termes de revenus publicitaires. Le problème est ardu, les internautes allant sur ces sites pour regarder de la vidéo et non de la pub. Selon une étude menée par Burst Média, 77.5% des internautes considèrent intrusive l’insertion de publicités dans les vidéos. Du coup, quand ils y sont exposés, 40% stoppent le visionnage du document et 28% quittent le site sur lequel ils se trouvent (…) » (1)

CB News prend alors le point de vue du site qui doit monétiser son audience et part sur la question des modèles économiques pour les YouTube, DailyMotion et consorts.

L’autre question que pose cette problématique est celle du communicant qui cherche à faire entendre son message, et la conclusion est bien connue des lecteurs d’Internet et Opinion(s)… : la communication doit (aussi) être re-la-tio-nnelle. Le message doit être intégré dans le contenu éditorial. Bref il faut faire… des PR online. Ceci, que le format soit rédactionnel ou vidéo.

(1) Je ne lis pas les mêmes chiffres que CB News dans cette étude américaine (voir ci-dessous) : ceux-ci sont un peu moins épouvantables pour la publicité en ligne que les 40% d’internautes qui stoppent la vidéo et 28% qui quittent le site, mais l’idée est bien là…

burstmedia

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4 réponses à “Le problème de la publicité dans les vidéos en ligne

  1. François,
    deux choses à la suite de ce post :
    1. une fois encore, on constate que les journalistes ont tendance exagérer les chiffres tirés d’études. Dès lors, on peut s’interroger sur leur réelle capacité à lire et analyser les résultats d’une étude ou bien sur leur volonté de valider une position (ici la faiblesse du modèle éco des plateformes vidéos), même s’il faut tordre un peu la vérité.
    2. Concernant les PR online avec la vidéo, si sur le principe, je suis d’accord, il faut aller dans le sens du relationnel / conversationnel, comment faire sur des sites qui hébergent essentiellement des vidéos amateurs au contenu aléatoire et des vidéos piratés. Les efforts entrepris pour créer de manière collaborative des contenus de qualité n’ont pas remporté les succès attendus. Les différents concours de publicité en crowdsourcing sont actuellement au point mort.
    Je me dit qu’on commence à payé l’engouement articficiel autour du Web 2.0 construit sur le prodUser (producer-user), alors qu’on constate une loi de type 90-9-1, c’est à dire 1% d’internautes vraiment actifs pour 90% de spectateurs. Je veux bien croire au Long Train, mais 1%, c’est tout de même peu!!! Sachant par ailleurs que parmi les plus actifs, on compte les Skyblogueurs dont le niveau de message s’apparente à « J kife trop la teckno, DjéDjé save Sarko ».
    Bonne chance pour le relationnel ; -)
    J’exagère un peu mes propos, bien sûr … comme un journaliste standard!

  2. François Guillot

    Hello Benoît

    Merci pour ton commentaire. Mon point est dans l’ensemble un point de principe : avec cette étude citée par CB News comme avec d’autres, on voit les limites de l’efficacité de la publicité en ligne (en général, qu’il s’agisse de pub dans les vidéos ou pas). Cela doit renforcer les approches PR, même si on observe des freins culturels à vouloir parler avec des publics en ligne. Ca c’est pour « en général ».

    Sur la vidéo en particulier, le point est que l’essor de la vidéo sur Internet doit pousser les organisations à produire davantage de contenus en vidéo, lequel contenu peut être posté sur YT ou DM, repris par des blogueurs, etc.

    Je ne parle pas ici de marketing viral dont je ne suis vraiment pas fana comme tu l’as peut-être déjà lu ici, mais de contenu vidéo qui n’a pas besoin de gros moyens pour être réalisé et qui va directement au fond, type podcast-interview. Pour le client ça peut vouloir dire produire une vidéo « clé en main » ou bien faire podcaster ses responsables par des blogueurs ou des journalistes… par exemple.

    L’idée est donc que l’essor du web 2.0 devrait aussi signifier une évolution des formats de communication : moins de communiqués, moins de com écrite, des formats plus diversifiés. Les gens des PR doivent aussi se préparer à ça : il s’agit autant de réussir à faire partie des contenus vidéos UGC (et là on oublie les contenus piratés, les skyblogs etc. pour se concentrer sur les experts) que de mettre à disposition ses propres contenus (donc en plus bien maîtrisés par l’organisation, ce qui doit en principe la rassurer).

    On produit un contenu, on le met à la disposition d’un public choisi et bien ciblé, ce contenu est repris / recyclé / commenté… Bref, des PR !

    Sinon je suis bien d’accord sur l’engouement artificiel autour du web 2.0 : c’est un gros travail que de démêler le vrai du faux, le structurel du conjoncturel, etc. Je pense que le web 2.0 induit des changements assez profonds mais pas forcément tous ceux qu’on nous a promis.

  3. Bon, ben, heu!!!! Rien à rajouter. On est en phase.
    Merci en tout cas pour la qualité de ce qui est écrit sur ce blog.
    Take care

  4. Tu reviens quand tu veux ! 😉