Netcampagne des municipales : des éclairages complémentaires

Suite à mon précédent billet sur l’impact de la netcampagne des municipales, on dispose d’éléments d’analyse chiffrés, donc moins intuitifs. Cette étude de l’IFOP tendrait à montrer que contrairement au sentiment général, les internautes auraient été quasiment aussi actifs au moment des municipales qu’au moment des Présidentielles. Surprise, donc.

IFOP Municipales

Dans la vie il FAUT douter : je veux donc bien croire que la netcampagne ait été plus active que le sentiment que j’en ai et que beaucoup de blogueurs ont. Je disais dans le dernier billet que l’analyse était rendue extrêmement compliquée par le manque de lisibilité du débat, éclaté sur les 36 000 communes de France et de Navarre.

Mais l’analyse la plus juste est, je pense, à trouver chez Vicastel : ce que l’IFOP mesure, c’est la fréquentation, pas la participation (« avez-vous visité le site d’un candidat », « avez-vous recherché de l’information politique », « avez-vous visionné une vidéo politique », « avez-vous lu un blog politique », etc.).

Aucun doute sur le fait que le fréquentation ait été élevée (voir cet article du Monde sur l’audience des sites au moment des résultats), en revanche peu de choses dans l’étude de l’IFOP sur la participation active des internautes.

Fréquentation ne veut pas dire débat. Ne serait-ce pas là aussi un effet de normalisation du web ?

Une réponse à “Netcampagne des municipales : des éclairages complémentaires

  1. très juste en effet, on peut noter que les actions plus « engageantes » pour l’internaute (transfert de mails, recommandation de sites, téléchargement de tracts) sondées par l’IFOP restent somme toute assez traditionnelles (et les résultats témoignent de leur bonne appropriation par les internautes), les observateurs (dont je faisait partie) prédisait une net-campagne très 2.0 et c’est sur ce point que nous sommes « déçus » il me semble, notamment en ce qui concerne l’utilisation de ces outils par les politiques.