La science des titres

Le Figaro fait sa une du jour sur le récit « minute par minute » de l’embuscade en Afghanistan. Bon bien sûr, ça ne peut pas être du vrai « minute par minute » mais c’est ça qui est intéressant. Le Figaro reconstitue le récit en 13 étapes étalées de 13h30 à 23h, soit un peu plus d’une par heure. D’ailleurs, le titre de la version web de l’article est « Le récit détaillé de l’embuscade en Afghanistan ». Nuance !

J’écris ça mais ce n’est pas du tout un coup de gueule. Un titre doit accrocher l’attention quitte à être inexact sur les bords. C’est le principe de la publicité. Après, ça pose le problème du seuil d’acceptation par le lecteur / la cible et le risque de rupture de confiance : le Figaro et avec lui l’ensemble des médias et des annonceurs prennent leur part de risques.

Non, ce que je retiens du Figaro de ce jour, c’est que je vais m’en servir comme preuve par l’exemple : le prochain client qui me dit qu’un titre n’est pas tout à fait exact aura droit à cet exemplaire du Figaro sous les yeux dans la seconde !😉

Une réponse à “La science des titres

  1. Le Figaro, depuis quelques temps, fait le choix des titres de Une très longs. L’idée, si j’ai bien compris, c’est d’aller à l’encontre du titre choc. Ca permet d’avoir un style plus rond, plus patelin. Concrètement ça évite au figaro de perdre des lecteurs: vu leur grand âge (supposé), un titre coup de poing et c’est des dizaines de crises cardiaques.

    Et, l’autre avantage avec les titres longs, c’est qu’on peut dire encore plus de mensonges.😉