Le marché du dimanche matin (épisode 2)

Pas de billets cette semaine mais on garde la bonne (et nouvelle) habitude de la rentrée.

Du réchauffé, du périmé mais toujours de l’actualité :

– Les fatals flatteurs continuent d’être un objet de curiosité pour nos journalistes du continent traditionnel (pour un article en ligne, courrez voir Marianne). Très instructif de voir que cette brigade de commentateurs suscitent des papiers alors qu’ils sont clairement hébergés par le plan B, un bimestriel de « critique des médias et d’enquêtes sociales » qui est très loin de faire l’unanimité au sein des directions des rédactions (et c’est un euphémisme, hein…).

– toujours sur la problématique des commentaires, peut-être avez-vous manqué un billet de Pierre Assouline, « La douceur de notre commerce me ravit », qui disserte sur les pratiques des commentateurs de son blog. Ne boudez pas votre plaisir c’est par là…

– Un article très très intéressant pour comprendre d’où vient le terme de bulle pour caractériser nos crises financières. Le rappel historique de Ludovic Desmedt, maître de conférences en économie, nous montre que nos référentiels pour caractériser notre actualité peuvent venir de très loin et traverser les siècles sans grand encombre. L’expression « bubble » vient ainsi d’un poème de Jonathan Swift (oui oui le père de Gulliver), The Bubble et publié en 1721 dans un journal le Evening Post suite à une grave crise financière en Grande Bretagne (pour plus de précisions il faut lire l’article). Voici les dernières lignes du poème qui fait 2 ou 3 pages word :

The nation too late will find,
Computing all their Cost and Trouble
Directors promises but Wind,
South-Sea at best a mighty Bubble.

le rapport incontournable  de Technorati trouve une de ses meilleures analyses chez Fred Cavazza dans  A quoi ressemble la blogosphère en 2008 ?. Citons par la même occasion le billet d’André Gunthert pour qui Technorati n’est (plus) que l’ombre de lui-même.

l’arrivée de Tous les médias, un journal papier qui recycle blogs et autres sites en ligne. Voilà enfin la solution écologique à la crise de la presse ! Plus d’info chez Presse-Citron et Novovision ou plus simplement chez votre marchand de journaux. À signaler que d’autres magazines sur le même principe sont en gestation, Philippe Cohen ayant expliqué qu’il quittait Marianne2 pour un projet de ce type. Au fait, ne cherchez pas, ce journal n’a pas de site Internet.

– Et enfin, par souci de simplicité je ne renverrai que sur un lien celui d’un billet de Jean Véronis à partir duquel vous pourrez naviguer en toute liberté. À partir du billet « Blogs : indices d’autorité relative? » vous trouverez un univers merveilleux de liens vers d’autres blogs avec plein de morceaux de débats techniques. Une manière comme une autre pour nous de saluer la naissance du wikio labs dont nous n’avons pas encore pu parler ici.

2 réponses à “Le marché du dimanche matin (épisode 2)

  1. Emmanuel, veux-tu bien finir par CLASSER tes billets. Je ne remettrait les pieds sur ce blog que lorsque je cesserai de voire des « Non classé » à tout bout de champ !!!

  2. Emmanuel Bruant

    C’était la seule manière pour moi de m’assurer que tu lisais encore ce blog. Je suis soulagé tu ne peux pas savoir😉