Voilà comment on fait un billet vite fait sur Obama.

De : Francois Guillot
Date : Wed, 05 Nov 2008 17:38:32 +0100
À : Emmanuel Bruant
Conversation : Il est de notre responsabilité…
Objet : Il est de notre responsabilité…

… De nous faire une opinion sur ça :

http://billaut.typepad.com/jm/2008/11/le-monde-va-se.html

http://www.liberation.fr/monde/0101166612-obama-gagne-la-bataille-du-net

http://pinklemonblog.blogspot.com/2008/09/obama-20-strategy.html

http://elections-us08.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/04/2-0-pour-obama.html

Le 5/11/08 18:11, « Emmanuel Bruant » a écrit :
Mon avis (outre que tout ce buzz, cette hystérie est la preuve de « l’impérialisme américain » (version cool, soft, trendy on est tous pour Obama, un mec qu’en venu 3 heures en France de toute sa vie, un peu comme César avec Lutèce) et de l’ethnocentrisme des parisiens bobo qui s’excitent sur un truc à des milliers de km sur lequel ils n’ont aucune prise alors qu’il y a des choses un tout petit peu plus importantes en France… Mais bon)

Ce que je retiens de tout cela, effectivement c’est l’événement Internet. Mais peut-on tirer des enseignements pour nous (comme le fait Billaut), pour des marques, des entreprises etc. alors que la situation dans laquelle le web a été utilisé est exceptionnelle, puisque c’est un événement (une élection est un événement comme la coupe du monde etc.) Donc peut-on tirer des enseignements sérieux d’un événement exceptionnel ? Oui, le 2.0 a eu un rôle mais combien de personnes sont derrières, quelle est cette machine électorale. Aucune marque, aucune entreprise ne peut faire aussi bien tout simplement parce qu’il n’a pas les moyens, pas l’aspiration, pas la légitimité etc. Forcément, le 2.0 a un effet démesuré qu’on ne trouvera sûrement pas ailleurs ! D’autant plus que nous voyons cela avec nos yeux de Français sans prendre en compte le gigantisme des Etats-Unis… C’est le principe d’un événement : il y a effervescence et puis cela retombe…
A suivre

Le 5/11/08 18:32, « Francois Guillot » a écrit :
Ca c’est ton côté « je veux être différent », tu peux pas mettre au-dessus de toi 1. Que c’est l’Histoire en direct et 2. Que Obama fasse autant l’unanimité en France (alors que c’est juste normal, il n’y a rien qui peut être aussi populaire en France qu’un démocrate américain, les démocrates américains t’es pour eux que tu sois de gauche ou de droite, c’est le bon côté de l’Amérique, en plus après huit ans de haine contre Bush et avec un mec charismatique, jeune et black qui fout en l’air tous les codes, t’as pas besoin de savoir ce qu’il raconte c’est la folie, mais toi tu peux pas l’admettre).
Sinon sur la question Obama + web chuis assez d’accord et c’est justement ça qu’on peut dire sur le blog. En résumé :
•    le délire 2.0 autour d’Obama : oui mais cela fonctionne parce que Obama est fondamentalement ASPIRATIONNEL. Il suffit pas d’utiliser les tuyaux
•    ça reste exceptionnel, tout le monde va dire que c’est la reconnaissance de l’efficacité du web etc., alors que personne ne peut l’utiliser aussi bien que lui

Le 5/11/08 18:40, « Emmanuel Bruant » a écrit :
http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/11/03/les-recettes-d%E2%80%99obama/
Des liens très intéressants et moins emphatiques k les autres

Le 5/11/08 18:54, « Emmanuel Bruant » a écrit :
Tu écris là-dessus ?
Je vais m’en aller
Emmanuel

Le 5/11/08 19:20, « Francois Guillot » a écrit :
S’il faut lire Transnets d’abord ça va me filer mal au crâne surtout que j’ai pas bp dormi la nuit dernière. On verra. Tu vas pas voir le foot ?

9 réponses à “Voilà comment on fait un billet vite fait sur Obama.

  1. J’aime bien ce nouveau style Gonzo.. Il y a de l’idée…La fabrique d’I&0, c’est une bonne nouvelle rubrique. On attend bien sûr un fil Twitter « rédaction in progress d’I&O »🙂 !

  2. Finalement, c’est un peu le docu-reportage des coulisses d’I&O.

    Ca me fait penser à Don Quichotte façon Terry Gilliam : on n’aura jamais le film prévu mais seulement le making of d’un truc qui n’a jamais abouti. Les catastrophes et intempéries en moins, bien sûr !

  3. Je verrai bien comme dans le roman photo, le commentaire dans une bulle avec l’image de l’auteur-acteur en situation.
    Je sais ça prend un graphiste.

    Bon alors au moins que les liens soient actifs :
    les recettes d’Obama

    Ca va, c’est pas trop demander ?

    😀

  4. François Guillot

    Aurélien : ca existe déjà le gonzoblogging ? sinon je le dépose très vite !

    Enikao : le parallèle avec Lost In la Mancha est bien vu, on commence à voir l’idée que les mecs ont en tête mais on ne la verra jamais dans sa forme définitive…

    Paul : oui c’est trop demander, le gonzoblogging ne s’accomode pas de la moindre mise en forme. C’est un simple copier coller, sinon l’esprit du gonzoblogging est trahi😉

  5. Emmanuel Bruant

    en me relisant, j’ai l’impression de parler comme Marianne le magazine. François, tu m’as contaminé, c’est horrible. Tu veux pas te réabonner aux Inrocks ? Je lirais Christine Angot comme ça…

  6. Pingback: [Brik a Brak] n°21 « [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  7. François Guillot

    Mais tu parles comme Marianne le magazine ! C’est tout à fait ça. Forcément, à force de vouloir être différent…

    J’aimerais beaucoup me réabonner aux Inrocks mais le problème c’est que les Inrocks n’existent plus. Les inrocks c’était un mensuel des années 80-90 dont je te signale d’ailleurs que tu as une bonne partie de ma collec en ta possession et qu’elle s’appelle revient.

  8. très drôle !
    Et finalement, barack, tout ça… c’est quand même moins important que le foot😉

  9. D’accord avec vous François, on ne peut réduire ce qui est manifestement un véritable événement à une opération marketing.
    Pour moi, Obama élu, c’est vraiment un événement historique
    http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-24440822.html

    On ne façonne pas l’opinion comme on veut à coup de publicité (excellent exemple du soi-disant événement littéraire B-H Levy/Houellbecq) ou de dollars : victoire d’Obama, qui signifie aussi défaite de Mac Cain, deux visages de l’Amérique. Et après avoir tant critiqué voire détesté Bush, ne boudons pas le changement, sous prétexte qu’il ne sera pas aussi considérable que l’on aimerait voire qu’on rêverait qu’il soit.

    Dans les démocraties, il arrive que les gens montrent qu’ils ont cerveau et qu’ils s’en servent aussi. Pas toujours, mais ça arrive. Et la sanction de l’opinion publique et des citoyens a sa valeur de vérité.