Susan Boyle nue ou presque : éléments pour décrypter la vidéo de l’année

Edit : ce billet n’est intéressant qu’à partir des commentaires… Merci à Narvic et André  pour leur patience et leurs développements. Et au fait, Susan Boyle n’est pas nue sur ce blog

Vous avez aimé ou détesté Susan Boyle ? Vous y êtes indifférents ? Bien… Une chose est sûre, la vidéo continue à faire grand bruit. Grand bruit dans la blogosphère avec commentaires et analyses à la clé et surtout grand bruit sur les plates-formes vidéos puisque « Susan Boyle »  est devenue une des vidéos les  plus vues de l’histoire d’Internet voire la plus vue.

Grand bruit dans la blogosphère : une sélection de quelques liens intelligents

Que dire de « Susan Boyle » ? Que nous apprend cette vidéo ? J’ai choisi trois liens qui explorent de manières très différentes ce buzz :

  • Narvic insiste sur l’hybridation entre télé et web. Preuve que la télévision n’a pas dit son dernier mot ? Narvic est trop pressé de tuer les prophètes du web 2.0 (qu’il semble découvrir depuis quelques semaines) et sa démonstration, stimulante, prend un peu vite la partie pour le tout. Un exemple ne fait pas une généralité.
  • André Gunthert décrypte les motifs visuels de cette vidéo qui l’ancrent dans la culture populaire – imagerie détestable à son avis. La critique du chercheur, pertinente, perd hélas de vue les « qualités » de la séquence – tant et si bien qu’elle n’explique pas grand chose de ce succès (si « Susan Boyle » n’était que de la télé pourquoi buzze-t-elle autant ?).
  • Simon Dumenco d’Advertising Age, dans un piètre billet sur les leçons à tirer en matière de marketing, termine néanmoins par une fulgurance : combien de temps  Google pourra-t-il se permettre de laisser se diffuser un tel succès ? Car Susan Boyle, la vidéo, coûte cher en matière de bande passante… Et oui, un jour il faudra bien répondre à ces questions…

Grand bruit sur les plates-formes :

La société Visible Measures a publié sur son blog plusieurs données quanti de visionnages :

  • le 17 avril, la vidéo était déjà un carton historique, comparaison à l’appui :

susan-boyle-viral-video-resized-600

  • Plus récemment, le 27 avril, la vidéo continuait son audience folle, avec plus de 170 millions de visionnages :

susan-boyle-surpasses-170-million-viral-video-views-resized-600

Tout est réuni pour faire de ce buzz, un cas d’école…

19 réponses à “Susan Boyle nue ou presque : éléments pour décrypter la vidéo de l’année

  1. Certes, mais encore ? Trois liens, deux graphiques… Ce billet me laisse un peu sur ma faim. J’attends la suite avec impatience.😉

  2. Emmanuel Bruant

    😉
    C’est un billet post-it ! Et, je suis pas sûr d’avoir à dire quelque chose d’intéressant sur le sujet.

  3. (Le nom est juste, mais dans le désordre…)

    « tant et si bien qu’elle n’explique pas grand chose de ce succès » – C’est pourtant pas compliqué. Si le facteur n° 1 du buzz est le prescripteur initial ( http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2006/11/19/247-la-video-d-angers ), alors « Susan Boyle » apporte sur un plateau la démonstration du pouvoir d’une émission populaire, quand celle-ci se fait prescriptrice. Tout le reste découle mécaniquement de cette puissance de feu initiale.

  4. Emmanuel Bruant

    Pardon André, j’ai corrigé.
    Je pense que justement c’est un peu plus compliqué. Ce que l’on sait de la sociologie des médias c’est que rien ne découle mécaniquement à de rares exceptions. Et je ne pense pas que « Susan Boyle » soit une de ces exceptions. Si on suit votre raisonnement, alors de nombreuses autres vidéos devraient connaître le même succès. Or ce n’est pas le cas. Comment se fait-il que cette vidéo, et pas une autre, rencontre un tel succès ? Des vidéos de losers, des vidéos de mauvais chanteurs drôles parce que mauvais, des vidéos touchantes,… il y en a des centaines. Comment donc expliquer la viralité de cette vidéo ? En l’occurrence il ne s’agit pas seulement de trouver une régularité (« ce n’est que de la télé » par ex.) mais de comprendre ses aspérités propres qui, peut-être la rendent différente (l’âge de la chanteuse, son statut social, sa manière de parler, de marcher, de s’habiller, la chanson qu’elle interprète – les misérables est la comédie musicale la plus jouée au monde depuis plus de 20 ans, élément que presque personne n’a relevé). Que le lancement de la vidéo est était orchestré ne change pas grand chose à l’affaire car cela n’explique pas la longévité du succès de la vidéo encore aujourd’hui.
    Je suis d’accord avec vous et Narvic mais je ne vous suis plus quand il s’agit de ne pas accorder à cette vidéo le statut d’exception : narvic en généralisant à partir cet exemple (je suis d’accord avec le constat de Narvic mais pas à partir de cet exemple); vous en rabattant sur « que de la télé ».
    Enfin, je ne pense pas qu’on puisse réduire le buzz au prescripteur initial. C’est sûrement le facteur n°1 mais pas le seul donc à partir de ce moment il n’est pas forcément le facteur discriminant. Il déclenche assurément mais il ne fait pas vivre obligatoirement.
    Merci pour le lien sur la vidéo d’Angers.

  5. Mais justement, il y a beaucoup d’autres vidéos du même registre qui ont du succès! Le graphique que vous citez, en comparant « SB » exclusivement avec des contenus politiques, est caricatural! La vidéo que « SB » a détrôné sur Youtube n’était pas « Bush Shoes », mais Avril Lavigne, dont je n’ai pas beaucoup entendu parler… Allez voir quels sont les 20 1ers hits de Youtube actuellement, et vous constaterez avec moi que l’émission « Britain’s got talent » (et pas seulement « SB ») maîtrise parfaitement l’art du buzz…

  6. Emmanuel Bruant

    Whaou ! On avance… Je devrais écrire des post-it plus souvent
    Je suis donc allé faire un tour sur les vidéos les plus regardées de Youtube – all around the world. Deux constats :
    1) le premier pour Narvic : on voit qu’une grande partie (majorité ?) des vidéos les plus vues sont des republications de contenus télé (clip, téléfilm…) Le cas des clips dont celui d’Avril Lavigne me paraît bien plus fort pour démontrer l’hybridation télé/net. (comme je le disais plus haut, je suis d’accord avec toi sur le constat mais pas à partir de Susan Boyle ou pas que). Le nom des utilisateurs est d’ailleurs très clair : universalmusicgroup, beyonce, hollywood records…

    2) Dans les premières vidéos il y a aussi effectivement la vidéo d’une gamine qui a fait la même émission. En revanche, je vois pas le rapport avec Avril Lavigne (ne vous arrachez pas les cheveux André ;-)… Les deux vidéos sont de la télé, OK… mais dans des genres complètement différents. Elles ne sont pas du tout du même registre, non ?

  7. sur le 1) c’est bien plus de la majorité des top vidéos-buzz qui sont « pro ». Plutôt 80%d’après Techchrunch…(sifflotement)😉

    http://fr.techcrunch.com/2009/05/03/le-club-des-100-millions-ou-la-liste-des-videos-virales-les-plus-vues/

    Sur le « cas particulier » Susan Boyle : l’histoire que raconte la télé à travers le montage joue beaucoup dans son succès. C’est le vilain petit canard, comme le dit André. Une belle histoire qui plait toujours, surtout en temps de crise.

    C’est aussi la télé qui met en scène, de manière assez perverse, sa propre critique et la récupère magistralement : il y a le niveau « oui nous avons été cyniques » de la femme du jury, mais il y a là-derrière la critique des stars formatées par le show business, qui ne sont que de belles images sans contenu.

    Là on nous propose le « miracle » du contenu sans belle image. Et c’est la télé elle-même qui le fabrique et le promeut, en faisant semblant que ça lui a « échappé », que le phénomène s’est imposé à elle et qu’elle ne fait que l’entériner !

    Dans la diffusion du phénomène, il me semble remarquable que le produit bien lancé par la télé au début, a été relayé sans cesse par les autres télé selon la bonne vieille méthode de la mayonnaise, mais que toutes les télés ne parlaient que de la star « révélée par internet ».

    Tout cela conduit bien à la fabrication bien orchestrée d’un mythe dans lequel est bien tombé le public : Susan Boyle vient du public et c’est vous qui l’avez choisie.

    Alors qu’il ne s’agit que d’un produit médiatique qui a habilement utilisé internet.

  8. Je n’ai déjà plus de cheveux à arracher…😉

    Bon, reprenons. Sur les 23 vidéos les plus vues du mois sur YT ( http://www.youtube.com/browse?s=mp&t=m ), 12 – soit plus de la moitié – sont des archives de « Britain’s got talent », dont 6 reproduisent « SB » et 6 sont issues du site officiel de l’émission. Si « SB » tient la corde, on peut donc également apprécier les prestations de Flawless (8,8 m), Stavros Flatly (6,3 m, à ne pas manquer), Good Evans (5,4 m), Shaheen Jafargholi (4,7 m), Hollie Steel (4,5 m)… Qu’en conclure? Sinon que a 3e édition de l’émission (dont la finale a commencé le 11/04 et se terminera le 30/05) a trouvé des moyens habiles de booster sa promo, suscitant un succès d’audience dont le web n’est que la chambre d’écho.

  9. Emmanuel Bruant

    @ Narvic : Et bien voilà ! nous l’avons notre hybridation, sans passer par Susan Boyle. C’est quand même beaucoup plus fort, non ?

    @ André : merci pour le décryptage (j’avais regardé sur toute la période). YouTube tend donc à fonctionner comme une plate-forme replay et non d’ugc

    @ Narvic : en revanche, je suis moins fan de ta relecture de « Susan Boyle ». Elle est séduisante : mais c’est qui « on », c’est qui « la télé », qui a fait « semblant » (où, quand, comment) ? « un produit médiatique qui a habilement utilisé internet » (le genre de phrase, possible en français, mais qui ne veut rien dire : « Susan Boyle »la vidéo ne possède pas d’intentionnalité; comment un produit médiatique peut habilement utiliser Internet ?). Ce genre de lecture critique me séduit toujours en première lecture mais à la reprendre cela ne tient pas la route… Si c’est pour dire que le web est une chambre d’écho et pas une chambre d’enregistrement… OK mais une fois qu’on a dit ça on a pas dit grand chose. Pour agrémenter ce constat, somme toute banal, vous y rajoutez la manipulation (« moyens habiles » chez André, « fabrication bien orchestrée » chez Narvic). Très bien mais cela n’explique pas tout. Il y a des dizaines de vidéos bien orchestrées qui n’accèdent pas à un visionnage de masse.
    et si nous voulions être très sérieux, il faudrait distinguer la réception dans les différents pays. Je doute que Susan Boyle ait été vendue comme la révélation internet en GB.

  10. @ Emmanuel

    Tu joues sur les mots.😉

    La vidéo elle même n’a pas d’intention bien sûr, mais son réalisateur si, mais les rédacteurs en chef des JT et talk shows qui ont relayé la vidéo dans le monde entier aussi.

    On sait depuis longtemps que la télé (les gens de la télé) sait fabriquer de tels buzz. La nouveauté c’est qu’elle a utilisé le net pour ça cette fois : et il y avait bien intention d’utiliser le net, en renvoyant sans cesse dans les commentaires télé à la « star du net », en y revenant périodiquement pour indiquer à quel niveau de visionnage « sur internet » on en était aujourd’hui, sans jamais indiquer à quel niveau de visionnage on en était parallèlement sur les télévision du monde entier.

    PS: sur la présentation en GB, quelques liens dans mon billet vers des JT anglais où l’on parle bien de la star du net.

  11. Emmanuel Bruant

    @ Narvic : tu as raison…😉
    Je m’y range !

  12. Emmanuel commence à faire du Schneidermann…

    Regardons plutôt Andy Demetriou, autre candidat à BGT, dont la prestation frise les 3 millions de vues (soit plus que le clip d’Eminem « We Made You »), ce qui remet les idées en place, en fournissant l’échelle du phénomène:

  13. Emmanuel Bruant

    @ André :😉😉 et moi qui pensais faire du Lemieux…😉 À quand une séance BGT à l’INHA ?
    En regardant cette vidéo on voit effectivement à quel point on retrouve les mêmes plans (normal) mais aussi les mêmes expressions du visage de la part du Jury qui surjoue en permanence… Question : jusqu’à quel point cette émission n’est-elle pas plus « agréable » à regarder par extraits qu’en continu lors de sa diffusion ? Ce qui permet à BGT de buzzer c’est cette construction par séquences isolées – qui se prête parfaitement à Internet (à l’inverse de la téléréalité genre Loft où le flux est moins contrôlé et dont il est plus difficile de faire ressortir quelque chose)… Les Clips et les vidéos BGT ont en commun d’être des formes courtes isolables, comme des atomes…

  14. Emmanuel Bruant

    Edit : pour aller dans le sens de Narvic, cf. l’article du Parisien d’hier, Susan Boyle la reine du net : http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/susan-boyle-reine-du-net-03-05-2009-500038.php

  15. Pingback: Une autre vidéo que celle de Susan Boyle « internet et opinion(s) - françois guillot et emmanuel bruant - web, médias, communication, influence, etc.

  16. François Guillot

    Si j’osais m’immiscer dans cette conversation, je dirais que la vidéo de Susan Boyle est un genre particulier « d’UGC organisé par un média » : c’est la télé qui organise le fait que l’on découvre un personnage comme Susan Boyle.

    Plus précisément c’est une émission qui s’appelle Britain’s Got Talent et qui utilise le registre du « rags to riches ». Derrière cette idée de la gloire soudaine il y a une idée beaucoup plus vieille que le web et que j’ai du mal à décrire : c’est beaucoup plus que le quart d’heure de célébrité, ce n’est pas exactement le rêve américain, c’est l’idée qu’une existence misérable devient soudain magnifique.

    Pourquoi Internet serait-il le seul média à permettre des histoires comme celle de Susan Boyle ? L’Histoire raffole des Susan Boyle : personnages réels comme Obama, personnages de cinéma comme Jamal Malik dans Slumdog Millionnaire pour ne prendre que deux exemples récents. Susan Boyle c’est Cendrillon, c’est les Marines de Mémoires de nos Pères, c’est Frodo, c’est Betty dans Mulholland Drive… ok j’arrête là.

    Le succès tient à des codes narratifs (elle est moche et on se moque d’elle mais elle est sympa, soudain elle chante magnifiquement un hymne populaire, puis même les jurés connus pour leur méchanceté s’inclinent devant son talent). Et pourquoi ça marche mieux dans une émission TV que sur le web ? Parce que dans cette émission il y a des méchants : le jury, qui se moque d’elle. Le jury qui est une référence connue du téléspectateur, connue pour sa dureté.

    Or, un jury identifié et référent, sur le web, ça n’existe pas. Voilà pourquoi la vidéo de Susan Boyle est avant tout télégénique, je pense. On se la repasse encore et encore sur le web mais avec des références télévisuelles en tête. C’est l’UGC organisé par un média : on a la magie narrative de Cendrillon / Susan Boyle (UGC) et la référence manichéenne avec le jury (le média).

    Le média est donc, plus que le web, ce qui a le pouvoir de magnifier l’UGC. La télévision et le cinéma en particulier (pardon de me répéter, mais Susan Boyle = Jamal Malik).

    Après, pourquoi cette vidéo là fait 130 millions de vues et pas telle ou telle autre, je n’en sais rien. Peut-être parce que ça fait du bien de voir ça en temps de crise. Peut-être parce qu’elle a admis sa virginité et touché à un tabou (on s’en parle en disant « c’est l’écossaise vieille et vierge »)… C’est comme Bienvenue chez les Chtis : je n’ai jamais rencontré d’explication plausible à un succès surnaturel. Peut-être l’effet exponentiel du buzz : plus on en parle, plus tout le monde se dit qu’il faut l’avoir vu.

  17. Bravo pour ce court billet.

    Le caractère académique entourant le billet d’André Gunthert que vous cité, empechait la critique de l’ignorant que je suis de la chose sociale, d’autant que le premier commentaire (de narvic) « bien vu André», me faisait conclure que l’article était surement inaccessible aux néophytes en quête de compréhension…
    « bien vu » quoi? La télé?
    Le billet n’explique pas le « phénomène susan boyle » puisqu’il est «évident », car « produit par la télé »!
    Mon ignorance de cette « évidence », qui semble apparement partagé par l’immense majorité des producteurs TV de ce bas monde, me plaçait hors du débat, alors que je cherchais à comprendre les tenants et aboutissant de cet évènement (ce qui est la cause de mon égarement sur ce site). Deception!

    Les billets n’expliquent pas non plus les mécanismes de propagation de la vidéo. Y aurait t’il eut une grande alliance mondiale des chaines de télévision qui auraient décidée de faire d’un clip ordinaire, « scénario mille fois répété » (Gunthert) , un évènement planétaire, en lui réservant de manière concomittante une place de choix sur leurs programmes?… de l’Europe aux Amériques en passant par la Chine? C’est ce que semble penser Narvic???

    Pourquoi ne l’ont il pas fait avec un candidat précédent, Paul Pott, dont on nous dit pourtant que ce serait la même histoire (cosette!)? Qu’est ce qui n’a pas marché dans ce cas?… Et pour les autres versions de l’émission, France, USA,… pourquoi il n’y a pas eut l’ombre d’un buzz?

    Je crois que les différents contributeurs cité, malgré leur louable effort, ont un parti pris a priori négatif sur le concept télévisuel sous-jacent, les amènant à nier la « qualité » de la séquence à l’origine de l’évènement, alors que cela en est la cause même (ce ds le contexte social du moment qui semble ostensiblement ignoré, n’est il pas important?).

    Cette céssité amène éventuellement les contributeurs à nier le mode de propagation de la vidéo, ou tout au moins à minimiser l’impact de cette dernière, voir plus étrange à ne pas reconnaitre l’effet collatéral propre a Internet ( Les autres videos de Britains got Talent, ne sont propablement pas visionée en masse parce que les producteurs savent manié Internet infiniment mieux que leur plus proche concurrent, mais bien parcequ’elles sont lié à Susan Boyle…)

    Il n’y a pas un seul exemple dans l’histoire de la télévision où une séquence d’une émission somme toute banale dans son concept, passant sur une chaine britannique de second plan (ITV apparement équivalent de M6), est généré de l’Europe aux Amériques, en passant par la Chine un tel retentissement médiatique, au point de faire, du personnage Susan Boyle un « household name », tel qu’il se verra caricaturé dans une des émissions ancres du paysage audiovisuel Nord américian (Jay Leno)… ce en moins d’une semaine!

    Il n’y a pas un seul exemple dans l’histoire de la télévision où une séquence passant sur une chaine britannique de second plan, propulsera, en l’espace d’une semaine les CD « Les misérables » en tête des ventes sur Amazon.com (1er, 3ieme et 5ieme place, dans la categorie version musicals le 18 Avril, avant d’être en rupture de stock pendant environ 10 jours) et les ventes de la comédie éponyme là où elle est jouée, par plus de 100% (comme rapporté par certain média).

    Donc non, « ce n’est pas que de la télé », et cela reste a comprendre et a expliquer…

    (A ce titre les commentaires sur ce fil, comme celui de Francois Guilot, sont a ce sujet interessant).

  18. Tout ceci est passionnant, mais long, long… please, n’oubliez pas : « less is more »

    • Emmanuel Bruant

      @ GPL : Hé oui… tout à fait. Nous n’avons pas eu le temps de faire court… Cela viendra avec le temps