La pyramide de consommation des médias en ligne

Voici une présentation que nous avons réalisée il y a quelques mois et dont l’objectif est de modéliser « la pyramide de consommation des médias en ligne ». Elle est un peu cheap sur la forme, mais c’est le fond qui compte, n’est-ce pas ;-).

L’idée principale est de montrer que le participatif n’est pas un phénomène automatique mais au contraire le résultat d’un ensemble d’étapes que le média doit franchir : on n’obtient pas des effets participatifs juste en claquant des doigts. On y introduit aussi la distinction entre l’audience et le public (en ligne, un média a intérêt à avoir comme objectif de transformer son audience en public) et l’idée que les médias en ligne (qu’ils soient éditeurs, blogs, réseaux sociaux, marques-médias etc.) doivent entrer dans une logique de cercle vertueux.

J’espère que la présentation est assez claire ainsi… A vos commentaires.

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12 réponses à “La pyramide de consommation des médias en ligne

  1. Pas très beau, mais clair et pertinent, en effet !
    Demande de précision : c’est une pyramide aztèque, ou maya ? 😉

    Un peu dubitatif sur la nuance je vais voir / je consomme. La frontière me semble très mince…

  2. Excellent présentation sincèrement !
    Je la récupérais sans doute 🙂

  3. François Guillot

    Enikao : idéalement il aurait fallu qu’elle soit un peu moins aztèque, avec une base plus large et des pentes plus accentuées (peut-être égyptienne, du coup 😉

    Sur la nuance je vais voir / je consomme, je pense que « je vais voir » est une consommation distraite (quelques coups d’oeil) voir égarée (mais qu’est-ce que je fous là), genre les (nombreux) visiteurs qui ne restent que quelques instants sur le site. Dans « je consomme », on a un visiteur qui sait où il est, il peut rester moins d’une minute mais il regarde des titres, vérifie des infos, regarde des images ou un bout de vidéo, etc.

    Greg : merci, c’est de bonne guerre 😉

  4. Très intéressant François. J’aime bien les nuances entre les différents niveau d’implication/non-implication des internautes (j’y ajouterais l’idée d’intermittence ou variabilité : un internaute selon les sites et son humeur se rattachera à l’un ou l’autre des usages).
    Quand à la séparation audience/public, elle est effectivement séduisante.

    Je ne me contenterais pas cela dit de compter sur le feedback du noyau dur. Idéalement, le feedback devrait être multiple, venant des différents internautes et leur degré d’implication (pour le coup les bonnes vieilles enquêtes pourraient encore servir ?). Même si le « re-positionnement permanent » généré par le noyau dur est indubitable (découlant de l’aspect organique de toute communauté online bien vivante) ; j’imagine que le feedback plus « froid » des autres publics peut être intéressant, ne serait-ce que dans une optique de développement de l’audience/développement du « public »… mais bon (?)

  5. Bonjour,
    Schéma très simple et clair, merci!
    Je me demande si à la place (ou au dessus) de « je suis dans le site », on pouvait mettre « je fais partie intégrante du site » ou même « je suis le site ». Qu’en pensez-vous?

  6. François Guillot

    Laurent : absolument, nous nous situons tous à des niveaux différents de la pyramide en fonction du média que nous consommons (BTW avec Twitter, je me demande un peu où on est, il faudra que je revienne là-dessus !!)

    Sur la question du feedback, il peut sans doute venir de plusieurs niveaux de la pyramide, mais je crois que ce qui caractérise le haut, les internautes les plus engagés, c’est justement cette volonté d’interagir avec les éditeurs du site. C’est un feedback spontané, et le feedback suscité (les enquêtes d’opinion) vont en effet permettre de prendre la température au niveau de toutes les couches de la pyramide et pas seulement des internautes les plus engagés.

    Pour aller un cran plus loin, je crois que ce que cette modélisation peut vraiment apporter est la différence entre une audience et un public (vieille rengaine d’Emmanuel…). Ce qu’on appelle souvent, parfois à tort, « communauté », c’est l’idée d’un public qui est la partie la plus active de l’audience. Un média quel qu’il soit doit savoir quoi faire de son public, voire doit avoir pour but de transformer son audience en public. C’est ce qu’on très bien réussi beaucoup de nouveaux médias internet (rue89 par exemple. Après, il faut aussi transformer l’audience et le public en espèces sonnantes et trébuchantes 😉

    Camille : difficile de dire « je suis le site » quand on n’en est pas l’éditeur. On peut être dans le public ET fabriquer une partie du site (par exemple les commentaires), ça c’est une des spécificités du web. Ensuite, sur le fait de dire « je fais partie intégrante du site », en fait pour moi cela revient au même que de dire « je suis dans la site ». Question de formulation non ?

  7. J’avais compris effectivement que cette modélisation entérine l’idée de « public » et Rue89 en est une belle illustration. Tout à fait d’accord avec cette notion.

    La force du média online c’est de disposer de ce feedback permanent, « in live »… et ça me fait penser à un fameux magazine hebdo que je connais bien 😉 qui choisit de ne pas encourager l’abonnement de lecteurs mais la vente en kiosque ceci afin d’avoir un retour instantané des unes qui fonctionnent. Tandis que l’abonnement lui, est un tunnel où la visibilité est nettement moindre (certes on peut juger du niveau de ré-abonnement mais l’analyse est moins fine que via la vente au numéro).

  8. François Guillot

    Mais je ne vois absolument pas de quel hebdo à sensation tu veux parler 😉

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  10. Merci pr la typologie, c’est super clair et intéressant, comme d’habitude

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