Archives mensuelles : février 2009

Facebook nous appartient-il ? Un peu, pas beaucoup mais toujours passionnément

20-minutesFacebook fait polémique. Quand il n’est pas critiqué pour les dangers qu’il représente auprès des enfants et des adolescents, Facebook se prend les pieds dans son tapis – son modèle économique.

Paradoxe du cordonnier : alors que Facebook facilite les conversations entre pairs, l’entreprise enchaîne les malentendus et les incompréhensions avec ses utilisateurs.

À chaque fois, Facebook donne l’impression de faire machine arrière. Ce qui peut apparaître comme de l’ordre de la boulette à répétition (« un problème de communication » résumeront certains) est peut-être surtout un flottement des repères.  Facebook doit, en permanence, faire face au pouvoir de nuisance des médias, petits et grands, de la rumeur numérique issue de ses propres groupes aux JT. Pourquoi une entreprise si jeune est-elle sous le feu des médias ?

Pendant longtemps – et c’est encore le cas dans la grande majorité des secteurs productifs, la question était de savoir à qui appartiennent les moyens de production. Qui en est le propriétaire ? Comment distribuer les revenus issus de ces moyens de production ? Les réponses tournaient en fonction des points de vue politiques adoptés : actionnaires, salariés ou technostructure (ce que l’on appelle le management).

Mais aujourd’hui, une entreprise comme Facebook doit ajouter un nouvel entrant : ses usagers. Facebook ne peut pas, unilatéralement, modifier son service sans que son geste soit décortiqué, analysé, critiqué ou loué par ses « membres ». Les utilisateurs n’ont évidemment que le ministère de la parole – une position toujours à relativiser cela va de soi. Néanmoins, on sait aussi que la parole est devenue la valeur d’échange centrale de l’économie du web social. Facebook grandit parce que nous venons y parler, y écrire, y échanger. Wat, la plate-forme  de TF1 a longtemps eu du mal parce qu’elle n’arrivait à déclencher l’effet de réseau vertueux qui fait que le monde attire le monde.

En fins connaisseurs de ces marché à double face et aux effets de réseaux inhérents au web, les dirigeants de Facebook ne peuvent pas ne pas prendre en compte la dimension discursive des prises de positions de ses usagers (à la différence d’entreprises comme La Poste, la RATP ou la SNCF qui même si elles sont engagées dans de procédures d’écoute ne placent pas au coeur de leur stratégie les opinions des usagers). La gouvernance de Facebook est tributaire des opinions qui circulent sur le service.

Dans un sens, et à moins de fermer purement et simplement le site, Facebook doit prendre en compte ses utilisateurs dans la gestion de ses moyens de production – d’où son choix hier de les intégrer peu ou prou dans les processus de décission :

« Ce qui s’est passé la semaine dernière nous a rappelé que les utilisateurs cultivent un véritable sentiment de propriété, pas seulement sur les informations qu’ils partagent, mais également à propos de Facebook. Les entreprises comme les nôtres doivent développer de nouveaux modes de gouvernance » a déclaré Mark Zuckerberg.

Parce que les clients ou les utilisateurs sont de plus en plus intégrés au système de production des marques et des entreprises (cf. entre autres l’ouvrage de Marie-Anne Dujarier, Le travail du consommateur) il ne serait pas étonnant de retrouver le paradigme Facebook chez d’autres entreprises ou dans d’autres secteurs. A terme, à très long terme…

La décision de  Mark Zuckerberg montre que nous pourrions changer de paradigme dans la relation entreprises-usagers/consommateurs. Le modèle d’Albert Hirschman nous aide sur ce point. Cet économiste avait proposé une modélisation très simple des relations. Lorsqu’on est mécontent, pas d’accord, trois choix s’offrent à nous :

  • la loyauté – je ferme ma gueule et je continue parce que d’une manière ou d’une autre j’estime que le jeu n’en vaut pas la chandelle
  • exit – j’arrête d’acheter le produit ou d’utiliser le service
  • voice – je prends la parole pour dire tout le mal que j’en pense

Les procédures de prises de parole des consommateurs ou de contrôle de la paroles des consommateurs ne sont pas nouvelles (cf. les hotline, les numéros verts etc.). Néanmoins personne n’avait poussé aussi loin le dispositif voice. Enfin, il me semble… (contre-exemples bienvenus 😉

La décision rendue publique hier est symptomatique de l’imbrication étroite entre un réalisme économique et l’ére du temps :

  • réalisme économique parce que Mark Zuckerberg est obligé d’aller jusqu’au bout du modèle économique qu’il a développé. La superstructure de Facebook tendait à prendre ce genre de décision. Pourquoi ? 1) Parce que nous sommes Facebook. Facebook n’est pas grand chose sans ses utilisateurs. 2) Parce que nous sommes ses meilleurs représentants. Chacun de nous est un VRP, un commercial en puissance. Les nouveaux représentants des marques et des services web c’est nous. Donc c’est nous qui  assurons la monétisation (à venir ? sur la structure des coûts de Facebook, cf. F. Fillioux) et le développement commercial. C’est ça le vrai consomm-acteur dont on se gargarise (au fait, expression très largement utilisée dès les années 70 par les publicitaires). Economiquement parlant, les consommateurs devaient tôt ou tard obtenir une reconnaissance institutionnelle.
  • Mais la tendance même de la structure économique de Facebook n’aurait sûrement pas abouti sans le terreau idéologique et cuturel du web. Ce web dit social et dont les évangélistes de tout poil (c’est même une fonction assumée chez Google) annoncent la transparence, l’alchimie des multitudes et autres confiseries conceptuelles. D’ailleurs, tient que dit Mark ? :

« Notre objectif prioritaire est de rendre le monde plus ouvert et plus transparent. Nous croyons que si nous voulons que le monde aille dans cette direction, alors il nous faut donner l’exemple » (cf. le billet Governing the Facebook Service in an Open and Transparent Way)

Je serais bien mal placé pour prévoir si tout cela va aboutir ou non. L’histoire le dira. En tout cas nous l’aurons vu balbutier et nous proposer une nouvelle utopie : après l’autogestion et ses variantes, après la co-gestion à l’allemande, voici venu le temps de la tri-gestion à la Zuckerber.

Quelques liens pour aller plus loin :

  • Korben et le communiqué de Presse de Facebook.
  • RTL pour qui tout cela est une avancée démocratique tout comme 20minutes.fr dont nous avons repris le visuel.
  • Readwriteweb pour qui tout cela ressemble plus à un écran de fumée qu’autre chose.
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Sur France 2, les forums font l’ouverture du JT

Mardi soir, France 2 a ouvert son JT par un premier reportage consacré aux offres illimitées des opérateurs mobiles. Contrats ambiguës, déception des clients et à la clé factures très salées pour certains.  Sans rentrer dans les détails et la controverse (contrats abusifs, publicité ambiguë ? ou clients naifs, mal renseignés ?)  force est de constater que les journalistes se sont fait les porte-parole des consommateurs.

La forme classique de l’interview du client lésé constitue le coeur du reportage. Mais montrer aux téléspectateurs que l’on recoupe ses infos et témoignages c’est toujours mieux. Quand le 20h00 n’est pas occupé par un fait-divers, il doit « monter en généralité ». Le consommateur lésé à l’écran n’est ainsi qu’un exemple parmi d’autres.

Mais comment monter en généralité en 1 minute et 45 secondes ? On interroge le représentant d’une association de consommateur évidemment… Mais  désormais le JT se nourri aussi à une nouvelle source, le web. Oui, le web… et plus précisèment ses forums. En l’occurrence un de ces forums où les consommateurs s’expriment ! Un de ces forums devenu une source d’information pour beaucoup d’entre nous.

Car finalement, reprendre une contribution sur un forum quoi de plus simple. Pas besoin d’aller à l’autre bout de la France pour recueillir un témoignage. On peut même compléter en salle de montage.

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Les forums sont donc une source d’information y compris pour les journalistes de télévision. On pourrait même leur voir un avantage sémiotique : proposer l’extrait d’une contribution sur un forum c’est proposer un texte. Le témoignage n’est plus seulement une parole ou une image, toujours sujettes à caution, mais un texte. C’est ainsi que le mode de présentation de l’extrait appartient à un registre bien particulier des JT ou des reportages celui de la citation des textes officieux, des notes confidentielles, des rapports alarmistes ou encore des articles du Canard… Tant et si bien que le texte, à l’écran, tend à avoir plus de valeur que la parole – c’est écrit, comme on dit (d’autant plus que la parole est en permanence galvaudée dans un JT comme avec les micro-trottoirs). Et l’avis des consommateurs mécontents n’en a que plus de poids.

Je ne regarde pas souvent le JT, peut-être que certains d’entre vous avez déjà vu ça… En tout cas cela me semble symptomatique de la place centrale (et finalement bien intégrée) du web social.

Flashmob et jeu vidéo : la contestation universitaire se diversifie en ligne

Les enseignants-chercheurs sont désormais accompagnés dans leur mouvement par leurs étudiants. Le mouvement ne s’essouffle pas, la prochaine grande manifestation étant prévue pour jeudi 19 février. Plus la mobilisation s’éternise plus les expressions de cette mobilisation se diversifie. Les protestataires s’organisent. Après les premiers jours où régnaient parfois l’attentisme et l’improvisation – phase d’apprentissage et de coordination oblige, les enseignants chercheurs sont entrés dans une phase de consolidation de la contestation. Et cela s’exprime aussi sur le net.

Jusqu’ici, outre les mails qui circulent sur les nombreuses listes de chercheurs, la mobilisation en ligne s’est concentrée sur des vidéos (cf mon billet précédent), rapidement montées et sans prétention – notamment un montage du discours de Nicolas Sarkozy (dont Cyril Lemieux propose une analyse très éclairante par ici; le sociologue montre très bien, en mobilisant Erving Goffman et sa sociologie des interactions personnelles, comment Nicolas Sarkozy s’avère incapable de « calmer le jobard » c’est-à-dire d’instaurer un climat de confiance et de réciprocité qui calme votre interlocuteur, le met en confiance et le rend de fait plus réceptif à votre cause).

Mais déjà  de nouveaux formats de contestation apparaissent et diversifient le répertoire d’actions collectives de ce mouvement. Des formats étroitement liés à l’utilisation d’internet :

flashmobLe flashmob (flashmob à venir mercredi 18 février) : les participants liront à haute voix un extrait de leur livre préféré pendant 5 minutes puis se disperseront.

L’initiative en revient au département Arts Plastiques de Paris VIII. Le flashmob, malgré quelques coups d’éclats, reste un type d’action pour happy few technophiles ou d’amoureux des marques. Serait-il en train de s’installer comme une nouvelle manière de manifester son opposition ? Une alternative ponctuelle aux grands rassemblements que sont les manifestations ? Le flashmob est à la manifestation ce que la pub est au JT en quelque sorte… Car il faut bien combler et rythmer le temps entre deux grandes manifestations. Le flashmob en raison de son caractère encore un peu mystérieux et de sa contrainte de « créativité » (on ne se déplace pas complétement pour rien, on est attiré par le beau geste, la bonne idée) diversifie le répertoire d’action collective des grévistes et assure une respiration plus légère intéressante (on ne peut pas être sérieux tout le temps, non ?;-).pécresse-sandale

Le jeux vidéo en ligne est une autre manière de participer au mouvement. Le jeu s’appelle en l’occurence le Classement de sandales (en référence au classement de Shangaï qui a fait couler beaucoup d’encre chez les pro comme chez les anti-réforme). Devant votre écran, une classe d’étudiants. Trois rangs devant un tableau noir sur lequel vont défiler des photos de Valérie Pécresse et de Nicolas Sarkozy (en points bonus). Cliquez sur l’étudiant et voici qu’il lance une sandale sur Valérie ou Nicolas. Touchez-les et leurs visages deviennent une courte flaque de sang numérique. J’ai oublié de préciser qu’avant de jouer vous avez sélectionné votre université. Plus vous gagnez de points au jeu, plus vous faites monter votre université dans le classement de Sandales.

Deux remarques sur ce jeux vidéo :

– Il est très intéressant de noter le chemin parcouru depuis les premiers petits jeux de Shoot Them Up bien pixellisés et développés dans l’ambiance post-11 septembre (on nous a proposé de tuer et retuer Ben Laden, puis Georges Bush, puis Saddam Hussein, puis toujours Georges Bush). Ce type de jeu avait trouvé un « renouveau » après l’histoire de la sandale. Et force est de constater que la chaussure est devenue une synecdoque de la protestation… Un symbole : les chaussures fleurissaient dans le cortège du 29 janvier dernier; des chercheurs en ont fait une vidéo aidés de Mediapart et désormais on en fait un jeux vidéo dans un contexte franco-français. On tient là un beau cas d’acculturation mondialisée et de transsubtantiation symbolique (souvenez-nous de cette expression bien lourde piquée chez Bourdieu… on en avait déjà parlé à propos du terme Grenelle… c’était là). photo_0302_459_306_170111

– D’autre part, il est notable de voir à quel point les dernières mobilisations collective jouent avec les corps de nos gouvernants. Je l’avais déjà noté à propos de la poupée vaudou géante lors de la manifestation contre la réforme de l’audiovisuel public. Notre président a énormément mis en avant son corps dans la gestion symbolique de sa politique. On voit à quel point cette mise en avant s’avère très difficile à assumer par gros temps.

***

L’époque est donc à la l’apparition ou au retour de nouvelles formes d’action collective (il faudrait citer également les cercles de silence en soutien aux sans-papiers). Rien d’étonnant à cela, c’est même une banalité quand on s’intéresse un tant soit peu à cette question (et pour ceux que cela intéresse, je conseille cette interview de l’historien Charles Tilly à la revue Vacarme dans lequel il revient sur sa fameuse expression de « répertoire d’action collective »).

En revanche, il est toujours instructif de voir sous nos yeux les phénomènes d’importations et de construction de ces formes d’action : importation de modèles issus de l’art contemporain, du marketing (pardon du street marketing, ces bad boys d’HEC), de la culture geek américaine et de l’actualité géo-politique… Des importations qui, en ligne, permettent au mouvement de ne pas s’enliser et lui offrent des moments de respiration, plus ou moins légers, plus ou moins drôles, ça chacun appréciera…

Réforme de l’université : la mobilisation des enseignants-chercheurs en images

Les enseignants-chercheurs sont vent debout contre la réforme initiée par le gouvernement. Outre la grève dans les universités, les enseignants se mobilisent également sur Internet. Ils utilisent les outils du web social mis à la disposition de chacun d’entre nous. Comparaison de trois vidéos issues de leur mobilisation et publiées le même jour sur Internet – ce qui facilite la comparaison des chiffres de visionnage.

La première n’est pas, à proprement parlé,  une vidéo diffusée par les chercheurs. On la trouve en effet sur le site de Mediapart qui accompagne la mobilisation des universitaires. Jade Lingaard a publié sur Dailymotion un lancer de chaussure organisé par plusieurs militants de Sauvons la Recherche :

Il y a un côté pathétique dans cette vidéo. Quelque chose cloche. Le ridicule de l’image finale, ces chaussures jetées dans le vide et qui se retrouvent bien seules sur le bitume gris. Et à vrai dire, elle donne une piètre image des chercheurs. L’audience de cette vidéo est d’ailleurs un bon indice du désintérêt des internautes pour cette vidéo (et de la communautés des enseignants au sein de laquelle la vidéo a très peu tournée). Moins de 8 000 visionnages en 3 jours.

Un goutte d’eau comparée au plus 140 000 internautes qui ont déjà vu la réponse de chercheurs au discours de N. Sarkozy du 22 janvier (discours sur la recherche) : un montage de 5 minutes du best-of sarkozien agrémenté d’incises le plus souvent factuelles ou drôles.  Une musique ringarde, un peu d’humour et bien sûr le mépris et la certitude à couper le souffle de notre Président. La bonne recette de la viralité militante et informative ?

Il est intéressant de noter qu’une autre vidéo, sur le même principe, circule  sans rencontrer un quelconque succès. Il faut dire qu’elle est plus longue, scindée en deux parties et plus sérieuse. La vidéo a seulement passé la barre des 1000 visionnages.

Il me semble que c’est l’humour et le ton utilisés dans la vidéo la plus regardée qui font la différence. Le discours caricatural de Nicolas Sarkozy, remonté pour organiser un propos à la fois factuel et amusant fait le reste.

La contradiction a quitté définitivement le plateau des émissions politiques et des JT (cf. l’émission de jeudi soir dernier). Internet assure la relève avec un certain succès et est même devenu le principal canal d’information et de coordination de la mobilisation des enseignants du supérieur.

Billet #300 : quelques éléments chiffrés

Autopromo : d’après WordPress ceci serait notre 300ème billet depuis l’ouverture du blog en août 2007. Soit un peu moins de 17 billets par mois : on blogue un peu plus d’un jour sur deux (ces derniers temps ayant un peu fait chuter la moyenne).

Je crois qu’on n’en n’a jamais livré, voici donc quelques éléments de bilan purement statistiques.

Pages vues / semaine depuis l’ouverture :

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Soit une progression régulière sur des stats qui restent quand même modestes puisque n’excédant pas 4500 vues / semaine. Mais bon, vu notre ligne éditoriale, c’est pas mal je pense.

Pages vues / billet publié au mois le mois – c’est surtout ça qui est intéressant :

billet-io

On a tendance à ralentir le rythme mais à sortir des billets qui se font plus remarquer, surtout depuis deux mois. D’où cette ascension, sachant qu’il faut se méfier des moyennes : le pic actuel est lié à 4-5 billets qui ont très bien marché.

Mais il me semble que c’est une histoire logique : l’audience se construit dans le temps et sur un rythme soutenu, que l’on peut relâcher une fois les bases acquises.

Enfin,  Voici la représentation des billets du plus vu au moins vu :

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Deux précisions sur le graphe :

– il n’inclut que le trafic sur chacun des billets : il omet les visites sur la homepage

– j’ai coupé l’axe des ordonnées – sinon on ne voyait pas grand chose (le billet le plus vu a fait 5000)

Y’a-t-il un effet longue traîne ? J’ai l’impression que est un peu dans l’entre-deux : ni un 20-80 massif (on est plutôt sur 30% des billets qui font 70% du trafic), ni une vraie longue traîne (ce n’est pas dans la partie basse de la courbe que l’on fait le plus de vues au final).

Bon, voilà pour les éléments quanti qui méritaient d’être partagés un jour avec nos lecteurs. Assez classiquement je pense nous n’avons qu’une vision partielle du profil des lecteurs du blog (on connaît toujours ses 10% de commentateurs, mais pas ses 90% de lecteurs silencieux). Ah si, bien sûr, la concurrence les confrères 😉

Je ne referai pas toute l’histoire du blog, mais l’essentiel de ce que cela nous apporte est ailleurs :

– la réflexion de fond (l’aspect laboratoire des réflexions livrées ici, à la fois dans le fait de se forcer à écrire et dans les échanges dans les commentaires, ceci dit sans démagogie)

– la connaissance des autres : blogueurs, commentateurs et même journalistes (le networking si on veut) ; que ce soit à titre perso ou pro, amical ou intellectuel (qui rejoint le point précédent, certes).